Romain Poirier
– BAC3 Arts
Numriques / Typographie
CathyM
PISTES DE RFLEXION DES ENJEUX DU TRAVAIL
Analyses & Recherches
thoriques
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En complment des diverses discussions, descriptions &
explications orales autour du projet et dans le cadre des diverses prsentation
lÕoccasion des SOAP, le texte ci-dessous pose une analyse thorique des enjeux du travail en tant
que thmatiques de rflexion qui seront par la suite dveloppes tout au long
du mmoire.
La dmarche, ce jour non finalise en toutes ces tapes, est en
cours de processus.
Brivement,
la dmarche amorce lÕoccasion du projet CathyM est en quelque sorte une
rponse possible, ou du moins, un moyen d'aborder la problmatique de
lÕhybridation entre monde de l'internet et monde physique travers diffrents
tats de faits actuellement dtermins, en lÕoccurrence les mutations
technologiques du rseau, et des tats de faits toujours en cours de
transition, tels que les mutations de nos comportements sociaux, d'une part au
travers de la construction et l'mancipation de l'identit de chacun et d'autre
part, une autre chelle, de l'acte de rception et de cration musicale.
Ë ce
jour, on peut constater que la plupart des contenus, activits et pratiques
sociales et musicales du rseau
trouvent un prolongement dans la vie quotidienne hors du rseau, sous formes
dÕobjets ou de comportements, les objets du monde en ligne influenant ainsi
ceux du monde physique et vice-versa.
D'un
point de vu historique, il s'agit de tmoigner des ralits et comportements
sociaux d'une poque, vis vis du rcent outil technologique et vecteur social
et artistique qu'est l'Internet. De plus en plus ancr dans une utilisation
rgulire et quasiment abusive. Le rseau est ainsi devenu un lment important
de la culture populaire, et non plus rserv une lite technologique, levant
l'Internet toujours au plus prs du mdium tlvision.
Dans sa
conception initiale, le web ainsi dsign sous le terme de Į Web 1.0 Č
comprenait des pages web statiques qui taient rarement mises jour. Une
premire volution fut ralise par des solutions se basant sur un web
dynamique, o des systmes de gestion de contenu servaient des pages web
dynamiques, cres la vole partir dÕune base de donnes en constant
changement. Le web tait considr principalement comme un outil de diffusion
et de visualisation de donnes, o des aspects comme le nombre de pages vues et
lÕesthtique revtaient une trs grande importance.
Depuis
quatre cinq annes, le Į Web 2.0 Č constitue un tournant important et
la fois progressif des ensembles technologiques et usages dispenss sur le
rseau. On dsigne en particulier cette nouvelle re par des interfaces
permettant aux internautes ayant peu de connaissances techniques dÕinteragir de
faon simple la fois avec le contenu et la structure des pages mais aussi
entre eux, crant ainsi ce qu'on appelle le Web social, lieu dont une des
fonctions principale serait l'interaction entre les personnes, et non plus
uniquement la distribution de documents.
Ë propos
de lÕesthtique de lÕInternet dÕaujourdÕhui, lÕinfrastructure du Web 2.0 est
complexe et changeante, incluant de nouveaux protocoles de navigations et de
communication fournissant des approches complmentaires lÕInternet en
largissant ainsi ses capacits de stockage, de cration et de diffusion qui
vont au-del de ce qui tait prcdemment attendu des sites web. Son
utilisation sÕoriente de plus en
plus vers lÕinteraction entre les utilisateurs, notamment par la cration de
rseaux sociaux rudimentaires, pouvant servir du contenu et exploitant les
effets de rseau, avec ou sans rel rendu visuel et interactif de pages web. En
ce sens, les sites Web 2.0 agissent plus comme de grands portails centrs sur
lÕutilisateur plutt que sur les sites web traditionnels, autrefois qualifis
de Į homepage Č
en tant que page personnelle. LÕvolution des supports permettant de consulter
les sites web, leurs diffrents formats, amnent une approche plus centralise
et standardise sur le contenu que sur lÕaspect. Les nouveaux gabarits,
gnralement dsigns sous le terme de Į templates Č, tentent dÕapporter un
soin graphique, de nouveaux effets, restant pleinement compatibles avec cette
diversit de supports. Il est ainsi de plus en plus rare de voir des sites
internet reproduisant les modles connus de lÕdition papier, adapts aux
navigateurs internet. Ainsi, dans le Web 2.0, lÕinternaute est de plus en plus
acteur et non plus simplement auteur. Il contribue alimenter en contenu les
sites, blogs ou wikis, laissant ainsi de moins en moins libre cours un acte
crateur auparavant libralement naf, dcoulant dÕune utilisation auparavant
encore non standardise. Le Web 2.0 est plus orient partage de donnes, il
rpond la question que devait se poser tout propritaire de site internet :
Comment ce que je mets en ligne peut-tre partag avec dÕautres utilisateurs.
Le
clivage entre ces deux tapes transitionnelles du Web peut tre mis en
parallle avec un autre modle culturel, la tlvision, qui connait
actuellement de grosses quelques difficults dÕadaptation aujourdÕhui, savoir
un diffuseur vers un utilisateur, o chaque contenu est optimis pour plaire au
plus grand nombre car le temps de diffusion est limit, tant lÕinteraction est
faible.
Ainsi,
dÕun point de vu thorique, et afin de crdibiliser cet acte, ou plutt
processus ou dmarche de cration artistique usant de la matire mme de ce qui
ne le serait priori pas, nous loignant de cette pratique dans un premier
temps, nous pourrions reprendre la thorie fondatrice de Marshall McLuhan selon
laquelle Į the media is the medium Č, cÕest--dire, Į le mdia c'est le
message Č. Effectivement, selon lui ce n'est pas forcment le contenu qui
affecte la socit, mais le canal de transmission lui-mme. Il faut ainsi
situer la porte de ce travail non pas dans le seul sens qui y est priori
exprim, mais dans la combinaison
unique de l'effet de ce qui nous est donn voir sur le mdia en question,
savoir une utilisation priori dtourne de services publics, gratuits et
largement emblmatiques du Web 2.0, savoir la plateforme dÕenregistrement
quÕest Ustream
et le canal de diffusion dispens par Youtube. Dans lÕentre-deux dÕun degr de
lecture qui semblerait assez imprcis, il semble priori vident de se poser
la question de savoir, la premire lecture de ce travail, sÕil sÕagit dÕun
officieux prolongement du site site personnel de CathyM en question ou tout simplement
effectivement dÕune toute entire rappropriation dÕun quelconque on ne peut
plus banal et original lment de lÕInternet dÕaujourdÕhui et dÕantan. Ainsi,
l'exprience vcue du mdia utilis est de la sorte pousse au premier plan,
subordonnant autant le message au rseau, et inversant ainsi la traditionnelle
opposition du fond et de la forme, de la mme faon quÕil est possible ici-mme
dÕestimer que cÕest le spectateur qui fait lÕĪuvre et non lÕinverse.
Du point
de vu artistique, et par ce point de vu, il semblerait donc que nous soyons
passs du rseau comme espace de monstration au rseau comme espace de pense
possible. Internet serait devenu un nouvel espace o une nouvelle forme
d'criture serait concevable. Nous sommes ainsi acteurs de ce nouvel espace et
travailler partir du rseau revient sentir Internet comme une matire,
jouer et malaxer de ce qui nous en est donn voir. Le rseau grandit de jour
en jour, et nous y mesurons que nous nous plongeons de plus en plus vers une
intimit collective, o les frontire de ce qui pourrait tre montr ou pas, de
ce qui est intressant ou pas, tendent tre largement dpasses.
Liste de thmatiques abordes par
la suite (non exhaustive) -
Sphre prive / publique ;
Comportements sociaux ;
Objets du monde physique / en
ligne ;
Industrie musicale ;
É
Processus de dmarche du projet -
Å Recherche documentaire &
thorique >
x Recherche de contenu Web 1.0
>
x Point dÕanalyse CathyM >
x Appropriation du personnage
& univers >
Å laboration du dispositif en
ligne >
Å Requtes, enregistrements &
reprsentations en ligne >
Å Rappropriation & gestion
du contenu produit >
Å Cration de produits drivs
>
- Cration dÕun CD de compilation
>
- Installation & mise en
espace du projet >
- Reprsentations publiques >
É
Liste de rfrences (non
exhaustive) -
Arts
Numriques
Dmarches /
MOUCHETTE
SYSTAIME
Pices /
Hans Bernhard – Google
Will Eat Itself
Antoni MUNTADAS – The File Room
Sebastian Schmieg - Last
Midi Background
Art Vido
Dmarches /
Jacques LIZENE
Pierrick SORIN
Pices /
Annie Abrahams & Curt Cloninger – Double blind
Dan Graham – Time
Delay Room
Pierrick SORIN – Les Rveils
Pierrick SORIN - Pierrick & Jean-Loup